Olivier Lambert : médecin du sport, marié 3 enfants
Décathlonien et coureur de haies (7ème au championnat du monde en salle vétéran à Clermont-Ferrand fin mars)
Médecin du sport
Entraîneur en athlétisme épreuve combinée au club de SAS Bompas dont il est le fondateur et le président depuis 20 ans
Médecin au club de rugby de l’USAP depuis 4 ans
Professeur associé à l’université de STAPS Font Romeu (anatomie fonctionnelle, traumatologie sportive et gestion du stress).
Comment es-tu arrivé en équipe de France A Dames ?
Christophe Josse, responsable des kinés pour la filière féminine de hockey et kiné à l’USAP (union sportive des arlequins de Perpignan) club professionnel du top 14 rugby m’a demandé si j’étais intéressé pour accompagner l’équipe au tournoi pré-olympique et j’ai accepté car j’étais curieux de découvrir ce nouveau sport.
Tes premières impressions au niveau du groupe ?
Comme on m’avait parlé d’un petit sport, ce qui m’a le plus surpris c’est la qualité de la communication, le sérieux et le niveau des compétences des intervenants. J’ai constaté que c’est la même organisation que dans mon club de rugby malgré les différences de budget : le management, la kiné, les techniciens. Il règne au sein du groupe une harmonie collective qui est très visible.
Découverte du ce sport
Ça ne ressemble pas du tout à ce que j’imaginais. Je m’attendais à voir des ménagères qui poussent leur serpillière plus vite que la moyenne et je pensais que je servirai pas à grand-chose mais j’avais quand même pris mon matériel médical au complet, au cas où (rires). Et finalement j’ai été agréablement surpris car ce sport de haut niveau nécessite des qualités essentielles à sa pratique :
Tout d’abord c’est un sport pour les gens rapides mentalement ! Le niveau de technicité des gestes et la gamme de techniques sont variés et difficiles. La vitesse de jeu est impressionnante. C’est un sport bien plus exigent et plus difficile que je ne le pensais.
Les athlètes
Pour moi ce groupe n’est pas homogène : tout le monde n’est pas sur le même plan. Au niveau physique, la moitié de l’équipe n’est pas à son maximum et a une marge de progression énorme due à leur jeune âge. Il y a un travail intéressant pour l’avenir.
Les blessures sont-elles identiques qu’au rugby ?
Oui pour les membres inférieurs : chevilles, genoux, croisés. La différence est au niveau de la micro traumatologie : pubalgies, fractures de fatigue, tendinites (…) elles sont plus importantes au hockey car le sol est dur et le temps de jeu est supérieur.
A ton avis quelles sont les qualités physiques pour joueur au hockey ?
La qualité des appuis, la qualité respiratoire, l’engagement physique (tu te jettes ou pas sur le terrain) et bien sûr un mental d’acier. Il est impossible de faire du hockey sans préparation ! C’est un sport très complet.
Les différences avec le rugby
Pas de violence, absence de vilain geste, la vitesse de la balle. Il y a du jeu aérien mais qui s’avère parfois être dangereux, la balle peut devenir une arme ce qui n’est pas le cas au rugby. Je peux citer le cas de Marie-Céline Lamas qui prend une balle sur la main sur un corner défensif. Conséquence, fracture et opération et ce malgré le port d’un gant !
Visite de l’arrière pays (hôpitaux, cliniques…)
C’est une commotion, un voyage dans le temps extraordinaire. On revient 50 ans en arrière du point de vue des moyens mais on a le sentiment de tomber sur des gens compétents et on comprend qu’on se trouve dans un pays à haut niveau intellectuel mais à faible moyen. C’est à ce moment là que je me dis que nous sommes chanceux de vivre en France !






