Oui, ce score de 4 buts à 0 en faveur des moins de 21 ans allemandes est bien sévère en regard du match produit par l’équipe de France aujourd’hui. Une équipe de France qui s’est montré tout à la fois sérieuse et agressive en défense (jusqu’à la 65e minute du match) et appliquée en attaque au point que la première mi-temps, qui s’est soldée sur un score de parité 0 à 0 pouvait nous laisser espérer une fin de match beaucoup plus heureuse. Certes Sunita Dalhuin nous avait sauvé sur la ligne mais le match était équilibré et les bleues avaient montré plusieurs fois, et de belle manière le bout de leurs crosses dans le cercle adverse, en vain hélas.
C’est sur un PC en début de seconde mi-temps que les jeunes allemandes ont ouvert le score. Loin de se décourager, les bleues sont reparties de plus belle à l’assaut des lignes germaniques et il a fallu toute la maestria défensive, au combien réputée des allemandes pour nous empêcher d’égaliser.
Et puis il y a eu ces cinq dernières minutes, perte de concentration ? Fatigue des efforts consentis jusqu’alors ? Réussite incroyable pour les allemandes ? Probablement un peu de tout cela, il reste que dans ces cinq dernières minutes, les allemandes ont marqué trois buts pour conclure sur un sévère 4 à 0 dont on oubliera très vite le score pour ne garder que l’application et l’engagement de qualité dont ont fait preuve les françaises lors des 65 premières minutes.
Honneur donc aux allemandes pour cette victoire qui n’est pas imméritée. Elles joueront demain midi la finale contre les belges qui ont fait match nul 2 buts partout face aux écossaises, deux buts sur PC dont le dernier en extra-time, c’était tendu…
C’est à un match très contrasté d’une mi-temps à l’autre que les bleues nous ont conviés aujourd’hui. Sous un soleil toujours radieux, et face à des Ecossaises en préparation pour les championnats d’Europe groupe A, les filles de l’équipe de France ont attaqué on ne peut plus timidement ce second match. Passées, les trois ou quatre première minutes, elles ont du faire face à des Ecossaises pressant très haut et les acculant dans leur moitié de terrain. Les rugbymen locaux, qui venaient de terminer leur match et qui étaient massés près du terrain pour découvrir ce sport « bizarre où on est tout le temps penché… d’habitude on se penche pour percuter, et c’est tout ! » mais également ces athlètes qui « ont une sacré santé, elles passent leur temps à cavaler et pas qu’un peu…« , ces rugbymen donc, en sont venus à se demander alors que la 1ère mi-temps allait toucher à sa fin si c’était toujours comme cela : « on joue que sur une moitié de terrain à ce sport-là ??? » c’est dire. Mais face à cette agressivité on pourra quand même remarquer que nos bleues n’ont plié qu’une seule fois et se sont défendues avec beaucoup de ténacité. La pause devait néanmoins être sifflée sur ce score de un but à zéro en faveur de nos adversaires du jour.
Heureusement, cette pause fut salutaire et c’est une tout autre équipe de France qui est revenue sur le terrain. A leur tour d’être très agressives, à leur tour de se battre sur toutes les balles, à leur tour de presser haut, à leur tour enfin de faire le siège du cercle adverse. Et malheureusement, comme souvent dans ces cas là, une contre-attaque assassine a permis aux Ecossaises de porter leur avantage à deux buts d’avance.
Tant d’efforts, tant d’abnégation, toute cette solidarité dans le combat auraient-ils été vain ?
Le public a craint, l’espace d’un instant que le découragement allait mettre à mal l’équipe de France, et bien non, cette équipe a eu les ressources mentales pour ne pas baisser les bras, pour continuer à ce battre, continuer à presser, continuer à vouloir marquer ce but qui nous a fait défaut jusqu’alors. Et c’est à Emilie Begue, sur un superbe revers qu’est échu l’honneur d’ouvrir le tableau de marque des françaises dans cette compétition.
On a bien cru, et beaucoup espéré aussi, que l’égalisation viendrait lors de cet ultime petit corner pour les françaises dans l’extra-time, mais hélas, alors qu’il a été remis deux fois, ces diables d’Ecossaises s’en sont sorties indemnes, gagnant ainsi le match, ce qui n’est pas immérité même si un score de parité eût été plus juste me semble-t-il.
Dans l’autre rencontre, les jeunes allemandes étaient opposées aux Belges et c’est sur le score de 1 but partout que les deux équipes se sont quittées, après un match équilibré où l’on regrettera que les Belges n’aient pas pressé plus tôt, tant ces jeunes allemandes semblent avoir du mal à se sortir d’un pressing haut.
Demain, à 17h00 et nous l’espérons, encore sous un magnifique soleil normand, les bleues seront opposées aux U21 allemandes.
C’est sous un très agréable soleil que c’est ouvert le tournoi féminin de Lisieux. La France, la Belgique, l’Ecosse et les moins de 21 ans allemandes se sont donnés rendez-vous cette année en Normandie pour préparer pour les unes les championnats d’Europe des nations et pour les autres les championnats du Monde juniors.
Pour cette première journée, les Françaises étaient opposées aux Belges, dont on se souvient qu’elles avaient très largement dominé leur sujet lors du tournoi de Kazan, quant aux écossaises, elles étaient opposées aux très athlétiques jeunes allemandes qui ont récemment étrillé leurs homologues américaines.
Le match d’ouverture, suivi par un public nombreux et enthousiaste de jeunes élèves des écoles avoisinantes, a débuté sur un tempo assez lent, les équipes n’osant pas, manifestement s’engager au risque de se découvrir. On aura pu noter lors de la première mi-temps debelles occasions de buts de part et d’autre, dont notamment, sur un petit corner qui a donné lieu à une très intéressante combinaison, un rebond repris par la donneuse Fanny Verrier (HC Cauchois, fraichement promu en élite) qui devait arriver sur le côté extérieur d’un but ouvert et dégagé. C’est d’ailleurs, lors d’une autre très belle occasion de but française que, à l’occasion du turn-over qui s’en est suivi, les Belges ont très rapidement porté le danger dans notre cercle et obtenu un penalty stroke que notre gardienne Annabelle Got, n’a pu capter. Dans les minutes qui ont suivi, sur un autre turn-over rapidement joué, les Belges, très en réussite et très opportunistes aggravaient le score pour mener à la mi-temps par deux but à zéro.
La deuxième mi-temps, plus engagées mais également plus brouillonne du côté français, n’a pas permis de réduire l’écart. On a cependant pu voir que dès qu’elles faisaient circuler la balle rapidement, les françaises se montraient dangereuses et parvenaient à pénétrer le cercle adverse aisément, le petit manque d’agressivité à l’approche du but, et pour certaines une condition physique un peu juste ont peser à n’en pas douter sur la capacité à marquer. Les Belges ont quant à elles géré la situation en faisant circuler la balle sereinement jusqu’à obtenir un troisième but, pas immérité certes mais un peu sévère en regard de la prestation de françaises qui elles auraient mérité de marquer.
Dans le second match, d’une tout autre facture, les jeunes allemandes ont fait, dans la première mi-temps preuve de tout leur talent et toutes leurs qualités physique face à une équipe d’Ecosse solide et expérimentée. La seconde mi-temps, le rythme germanique ayant baissé, les écossaises se sont ruées à l’assaut du cercle de leurs adversaires, en vain, les qualité défensives allemandes n’étant pas, loin s’en faut une légende.Victoire allemande donc sur le score minimal de un but à zéro.
Demain à 19h00, les Française rencontreront les Ecossaises.
L’équipe de France féminine connaitra à la fin du mois une étape déterminante dans sa préparation du championnat d’Europe de Rome (fin juillet).
En effet, elle aura l’occasion dans une succession de rencontres de s’aguerrir et de s’étalonner auprès d’équipes elles-mêmes en phase de préparation avec des ambitions comparables.
L’Ecosse (qui dispute le championnat d’Europe A à Amsterdam en août), la Belgique (qui comme la France vise une remontée en groupe A à Rome) et l’Allemagne de moins de 21 ans (en préparation de la coupe du Monde de Boston) constitueront en effet une opposition de choix.
L’occasion est donc donnée à Steve Colledge et son staff de faire un point sur l’état de ses joueuses avant d’entamer la dernière phase de préparation dans les sept semaines qui les sépareront de la compétition majeure pour le projet olympique féminin.
En effet, parallèlement à la dynamique que crée la refonte du pôle féminin de Wattignies (dorénavant pôle France qui devrait regrouper une vingtaine d’internationales à la rentrée prochaine) la remontée en groupe A donnerait un élan extrêmement favorable à notre projet pour Londres.
Ces rencontres à Lisieux permettront, comme nous le souhaitons, de montrer notre équipe nationale dans des régions où elle a peu l’occasion de jouer. Il faut ici remercier la Ligue, notamment son président, Jean Renaud Sourice, son trésorier Patrick Ecolivet et son CTR, Laurent Pottier, ainsi que les autorités sportives et politiques locales de Lisieux pour avoir permis de faire de ce stage un événement sportif pour le hockey.
Frédéric Delannoy, D.T.N. de la F.F.H.
Venez profiter de ce week-end prolongé pour venir soutenir notre équipe féminine qui a besoin de sentir le hockey français derrière elle !